La Fédération internationale des ligues des droits de l´Homme (FIDH) a mandaté trois observateurs pour suivre l´audience du procès en appel d´ Yvan Colonna poursuivi principalement pour l´assassinat du Préfet Erignac : Alya Chammari, avocate tunisienne,
Antoine SOLLACARO, Ancien Bâtonnier au Barreau d’AJACCIO, Avocat d’Yvan COLONNA.
Madame ALLIOT-MARIE, Garde des sceaux, a déclaré le 06 juillet 2010 à l’Assemblée Nationale à propos d’Eric WOERTH « l’innocence se présume, la culpabilité se démontre… ».
C’est beau comme l’Antique !
Qu’il est sain de rappeler les principes fondateurs de l’Etat de droit !
En attendant un troisième procès, les avocats de Colonna demandent sa remise en liberté
Par Denis Demonpion
Yvan Colonna sera rejugé. La Cour de cassation a cassé, mercredi, dans toutes ses dispositions l'arrêt de la cour d'assises spéciale de Paris ayant condamné le berger de Cargèse à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de 22 ans de sûreté, pour l'assassinat du préfet Claude Érignac, le 6 février 1998, à Ajaccio. Yvan Colonna devra être rejugé par la cour d'assises de Paris, autrement composée de magistrats spécialisés, comme c'est l'usage en matière de terrorisme.
La Cour de cassation va-t-elle confirmer sa jurisprudence ?
Dans deux jours, la Cour de cassation examinera le pourvoi formé par Yvan Colonna à l'encontre de l'arrêt rendu le 27 mars 2009 par la Cour d'assises spéciale de Paris.
Yvan Colonna a été condamné en appel à la peine maximale, la perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.
La cassation "inéluctable, en droit" selon la défense d'Yvan Colonna
Mercredi, la cour de cassation examinera le pourvoi en cassation formé par Yvan Colonna, au lendemain de sa condamnation par la cour d'assises d'appel spéciale de Paris, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, pour l'assassinat du préfet de région, Claude érignac, le 6 février 1998 à Ajaccio. L'un de ses avocats, Me Gilles Simeoni, fait le point pour Corse-Matin sur la procédure judiciaire en cours.
Le Comité de soutien d'Yvan Colonna est profondément attristé du décès de Philippe Madelin.
Ce journaliste d'investigation et d'expérience a très souvent réagi lors des deux derniers procès, à l'injustice subie par Yvan et ses proches. Ses nombreux papiers publiés sur notre site sont là pour en témoigner. Il ne s'était pas rangé du côté de la défense, il écrivait, tout naturellement, ce qu'il vivait pendant les audiences, n'hésitant pas à soulever la caricature de très mauvaise justice rendue. Son refus du politiquement correct en faisait tout simplement un journaliste courageux et pugnace.
En mars 2009, il avait souvent accompagné nos moments d'incompréhension et d'indignation quant au sort que l'on réservait à Yvan. Il en était horrifié. En son âme et conscience, il avait relaté les errements de la Justice et avait relevé le doute qu'elle laisserait dans les esprits.
Il nous a beaucoup aidés.
Une cérémonie a lieu le lundi 15 février 2010, à 10 h 20, au crématorium du Père-Lachaise, Paris 20ème.
A son épouse Marina, à sa famille, ses amis, nous leur présentons nos condoléances émues et attristées.
1-Dans quel état d'esprit Yvan Colonna aborde t-il cette nouvelle étape devant la cour de cassation le 23 juin 2010?
Comme à chaque fois, il essaye de ne pas être « dépendant » de la décision à venir, afin que le résultat , bon ou mauvais, ait le moins d'impact possible sur son moral.
Bien sûr, si le jugement du procès en appel est cassé, ce sera une victoire , même si cela restera sans effet par exemple sur une possible libération...
A la veille de la comparution devant le tribunal de Paris de cinq insulaires accusés de l'avoir aidé pendant sa cavale, le sort d’Yvan Colonna est aussi en train de se jouer. Loin de la correctionnelle. C’est de constitutionalité qu'il est question. Et d’Europe.
Les trois questions d'Yvan Colonna aux neuf Sages.
Elle a agité les prétoires. Et s'invitera bientôt chez les Sages. L'affaire Yvan Colonna devrait bousculer sous peu le conseil constitutionnel.
Sa défense a soumis lundi trois questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) devant l'une des plus hautes autorités juridiques de la nation. Ce nouvel épisode intervient dans le cadre du pourvoi en cassation du « berger de Cargèse » condamné le 27 mars 2009 à la peine maximale prévue par le droit français. La réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine incompressible de 22 ans.